LES AGENTS D’EXPLOITATION PROTESTENT… POUR FAIRE LEUR TRAVAIL ! LES AUTRES SERVICES ILS SUBISSENT ?

On croyait avoir tout vu mais la capacité de la Direction d’ENEDIS à évoluer vers le pire semble sans limite. Jugez plutôt :

Le 19 septembre 2018, des agents d’exploitation sont intervenus à midi pour réalimenter des clients coupés depuis plusieurs heures. Mais, ils ont été sommés par le cadre de permanence d’arrêter leur intervention : 19h30, fin du chantier, je vous ordonne de tout arrêter…Vous reviendrez demain !
Alors même que la panne était identifiée, les équipes mobilisées et le matériel nécessaire prêt !
Résultat, les usagers devront attendre 1 jour de plus sans électricité…
Pour la Direction, il ne s’agissait bien entendu que de quelques maisons, dans une commune rurale d’un Département rural.

Qui se soucie encore vraiment de la ruralité chez les dirigeants d’ENEDIS ? Ce n’est pas assez « smart » les péquenauds ?
Qui se préoccupe encore d’assurer l’égalité de traitement des usagers et un service de qualité et de proximité pour tous ?
Pas nos dirigeants : ils l’ont dit, ils l’ont écrit… Ils l’ont traduit dans leurs orientations politiques et leurs PMT !!

Ce nouvel épisode illustre malheureusement très bien les dérives actuelles d’ENEDIS : un pilotage par le cash pour faire du cash…Et le reste se fera avec les restes, s’il y en a.

Le droit d’alerte économique et social lancé par le CCE se trouve non seulement légitimé (s’il en était encore besoin) mais, surtout, se nourrira de cet exemple qui démontre que la situation de notre entreprise est très préoccupante…Pour les usagers comme pour les salariés !

Cela montre aussi que la Direction d’ENEDIS n’a pas renoncé à ses projets de réorganisation du travail.
Faut-il rappeler que cette même Direction avait tenté d’imposer le recours à des sociétés prestataires pour réaliser l’astreinte à la place de nos équipes à deux reprises en Mars et Août dernier ?
La CGT dénonce bien entendu ces pratiques qui n’honorent pas une Direction de plus en plus empêtrée dans ses pratiques douteuses, et de moins en moins crédible.
Qui peut encore au regard des évènements récents leur accorder le moindre crédit ou sa confiance pour assurer l’avenir de l’entreprise et de ses salariés ?

Nous allons bien entendu largement communiquer sur ce triste épisode !
Partout en France, les salariés doivent être informés des tentatives des Direction pour torpiller le service public et leur enlever leurs droits….car partout en France nous voyons de telles initiatives se multiplier : ici une fermeture de site, là une remise en cause d’un accord collectif, là encore un reniement industriel et un service de moins pour l’usager, la fusion de services qui supprime de l’emploi (ex Arma/Béré : -7 emplois), les CPA sous dimensionnées, les Acheminements vidés d’emplois statutaires, idem aux DICT. Modification astreinte (-25 emplois) etc… De l’exécution au cadre, pas un service n’est épargné…

LES AGENTS D’EXPLOITATION PROTESTENT… POUR FAIRE LEUR TRAVAIL !
LES AUTRES SERVICES ILS SUBISSENT ?

Et il est temps que les collectivités locales et les usagers prennent pleinement conscience
de la situation, ouvrent les yeux sur la duplicité d’ENEDIS qui leur fait de belles promesses à
l’occasion de la renégociation du contrat de concession mais a programmé la pénurie dans
leurs territoires.

Ces collectivités doivent maintenant assumer leurs responsabilités et imposer à ENEDIS le
retour à des objectifs et à une gestion plus conforme avec l’objet de l’entreprise.
Finalement, on le voit, seuls les agents d’ENEDIS sont encore porteurs des valeurs du
service public, de l’intérêt général, contrairement à leurs dirigeants.
C’est le point positif que l’on peut retirer de ces évènements, et cela nous conforte dans
notre volonté de mobiliser encore et encore les salariés pour mettre en échec les politiques
mortifères mises en place par nos dirigeants.

Ne laissons pas faire les fossoyeurs du service public. Ne restons pas spectateurs car
nous ne pouvons compter que sur nous pour imposer une autre alternative.
Quelque soit notre métier ou position hiérarchique, nous devons choisir entre la fuite
en avant que propose nos dirigeants vers l’abime ou le retour à nos valeurs de service
public qui sont le socle de notre identité.

Avec le maximum de salariés, nous pouvons envisager de porter un nouveau projet pour
ENEDIS, ambitieux sur le plan industriel et social et répondant à notre proposition d’un
véritable service public de l’énergie !

Alors le 9 octobre disons stop à la casse de nos emplois, de nos entreprises !

Les agents dexploitations protestentPour faire leur travail

Adresse aux élus de Fessenheim

Le 6 avril 2017, le Conseil d’Administration d’EDF entérinait le principe de mise à l’arrêt anticipé de la centrale nucléaire de Fessenheim. La CGT dénonce ce gâchis industriel d’un outil de production pourvoyeur d’emplois et créateur de richesses sur le territoire.

Derrière cette décision, se pose de nombreuses questions concernant la pérennisation d’un bassin industriel avec d’importants sites industriels, pour certains avec des productions de niveau mondial et grandes utilisatrices d’énergie avec des exigences de volume, de qualité et à des coûts raisonnables de l’électricité.

Les impacts sur l’emploi sont importants :

  • Le passage de 1100 emplois (EDF et Prestataires) à 100 emplois EDF et Prestataires soit 10% de l’effectif,
  • Les 1100 emplois indirects (dans les ingénieries d’EDF et des entreprises prestataires, gestion de personnel, …) qui seront bien évidemment impactés.
  • Les 3300 emplois indirects et induits (commerces, restaurations hôtelleries, prestataires de services…) qu’il y a lieu d’ajouter.

Là où l’outil industriel est démantelé c’est un territoire et des vies qui sont bouleversés. L’industrie et la recherche sont extrêmement importantes pour répondre aux enjeux actuels de société tels que l’emploi, le progrès social, l’aménagement cohérent du territoire et la réponse aux besoins individuels et collectifs.

La suppression de 5500 emplois sur le seul département du Haut Rhin et les impacts ci-dessus doivent vous interpeler en tant que responsable politique ou élu local.

C’est en toute responsabilité que la CGT du Haut Rhin avec l’ensemble de ses structures syndicales va  aborder le sujet de l’avenir du territoire de Fessenheim en soulevant les questions suivantes :

  • Quels seront les impacts sur les autres sites industriels du bassin, du département ?
  • Quel avenir pour les savoir-faire développés ?
  • Quels impacts économiques et sociaux sur le département ?

 C’est dans ce sens et à l’appui de propositions concrètes que toute la CGT s’inscrit dans le maintien du bassin d’activité de Fessenheim. Aussi, notre organisation s’inscrira pleinement dans les travaux du comité de pilotage mis en place.

Nous avons comme objectif d’apporter nos analyses, nos expertises, nos propositions et défendre des projets répondant aux attentes de la population, des salariés et des besoins des territoires, bref de l’intérêt général.

La CGT base ses propositions concrètes et réalistes incluses dans un large projet de ré-industrialisation avec :

  • Le développement d’un centre expérimental de développement et d’excellence, comme par exemple un centre de recherche sur le démantèlement nucléaire.
  • L’implantation d’un centre de recherche sur les énergies nouvelles en partenariat avec le Commissariat à l’Énergie Atomique et aux énergies alternatives.
  • La création d’un centre de formation initiale, d’apprentissage et de formation continue d’insertion et de réinsertion en fonction des besoins d’une région à forte présence industrielle.
  • La création d’une Force d’Action Rapide du Nucléaire Européenne permettant d’intervenir sur les incidents sur les sites industriels qu’ils soient dans le domaine du nucléaire ou d’autres industries, notamment la chimie.
  • La mise en place d’un moyen de production d’énergie non carbonée et répondant aux besoins énergétique de la population luttant ainsi contre la précarité énergétique et offrant une égalité d’accès à l’énergie pour tous. Cela pourrait être par exemple la construction de cycle combiné gaz pour soutenir des énergies intermittentes comme le solaire et l’éolien pour construire un mix énergétique.

Des solutions existent et sont largement réalisable mais devront être préservées de l’appétit du monde de la finance avide de captations de financement publics ne répondant pas sur le long terme à la question de l’emploi.

La CGT du Haut-Rhin portera également l’exigence de conditionner toute aide publique au respect des critères portant sur l’emploi, les politiques salariales des entreprises et donner des moyens d’intervention aux salariés sur le bien-fondé et l’usage de ces aides.

Nous sommes disponibles pour apporter notre contribution à l’élaboration de solutions alternatives concernant cette fermeture et nous tenons à la disposition des Pouvoirs Publics pour le faire.

Dans cette attente, recevez Madame, Monsieur, nos meilleures salutations.

 

ANTHOINE Arnaud

Secrétaire Général de l’UD CGT 68

Adresse aux élus de Fessenheim

Manifestation le 22 mars 2018 10h00 place de la Bourse à Mulhouse

LE 22 MARS 2018 COMBATTONS SANS FAILLE

LES MÉFAITS DU GOUVERNEMENT ET DU PATRONAT

ET AGISSONS POUR NOS REVENDICATION ET NOS ACQUIS SOCIAUX

 

Dans tout le pays, le pouvoir d’achat des salaires, des minima sociaux et des pensions de retraite régresse !

Les fermetures d’entreprises se succèdent, les fermetures des lieux d’accueil des services publics également, la situation des hôpitaux, des EPHAD, des dessertes ferroviaires ne cessent de se dégrader !

Les conditions de travail et de vie s’aggravent, faire toujours plus avec toujours moins !

Les libertés sont bafouées par de nouvelles lois anti sociales !

Après la hausse de la CSG, la baisse des retraites, les attaques contre le Code du Travail, contre notre système d’éducation nationale, universitaire, de nouveaux mauvais coups se préparent !

Les salariés vivent de plus en plus mal, les inégalités entre pauvres et riches s’aggravent, la précarité et la misère explosent !

Les cheminots, avec raison et légitimité, combattent les ordonnances réactionnaires pour un service public ferroviaire répondant aux besoins des usagers et non à ceux de la finance !

Les agents de la fonction publique luttent pour leurs rémunérations, contre la casse des emplois et du service public !

Ça suffit !

 

Pour donner un autre avenir à nos enfants mobilisons-nous le 22 mars prochain, la défense du service public n’est pas seulement l’affaire des fonctionnaires mais bel et bien celle de tous les salariés.

L’Union Départementale 68 a décidé d’appeler toutes ses structures publiques et privées à se rassembler pour faire du 22 mars 2018 une grande  journée de manifestation.

Elle invite les syndicats du privé à se mobiliser sur leurs propres revendications et à rejoindre les fonctionnaires dans la rue.

 

Manifestation le 22 mars 2018

 10h00 place de la Bourse

 à Mulhouse

 

Ne nous laissons pas diviser

Tous Mobilisés car tous concernés !

TRACT 22 MARS 2018 UCR Jeudi 22 mars 2018 tract intersyndical FP fonction_publique-cheminots-22_mars expo verite cheminots 4pages_22 Mars 2018 2018_03_10_citoyens_22_mars 22 mars défendons nos intérêts PSATract_usagers_manif_22032018cgt metallurgie 22.03.18

L’Union Départementale CGT du Haut-Rhin soutient la lutte menée par l’IG Metall

L’Union Départementale CGT du Haut-Rhin soutient la lutte menée par l’IG Metall lors des négociations tarifaires 2018.

La CGT partagent les revendications posées par nos camarades allemands tant sur le plan salarial que sur une réduction du temps de travail maîtrisée par les salariés.

Le refus de les prendre en compte de la part du patronat de la métallurgie allemande est symptomatique d’une attitude global des employeurs dans toute l’Europe. Ils veulent aller de plus en plus vers une flexibilité totale du travail et imposer une précarité sociale à l’ensemble des salariés.

La CGT exprime toute sa solidarité au syndicat IG Metall pour les grèves d’avertissement que le syndicat a lancé et qui rencontrent un franc succès dans le pays de Bade voisin. Elle condamne la réaction de l’organisation patronale Gesamtmetall qui poursuit en justice le syndicat pour « grèves illégales ».

Là également, une tendance globale du patronat européen se fait jour pour tenter de criminaliser l’action syndicale.

La lutte de nos camarades en Allemagne est exemplaire pour l’ensemble du syndicalisme et nous appelons tous nos syndicats à soutenir activement IG Metall à laquelle nous souhaitons un franc succès dans la lutte qu’elle mène avec détermination.

Les syndicats en marche pour une autre Europe

http://mm1.cgt.fr/cgt/Euromanif%20Bruxelles%2004042014.flv
Plus de 52 000 manifestants de 21 pays européens (dont 7500 syndiqués CGT) ont défilé ce vendredi à l’appel de la Confédération européenne des syndicats à Bruxelles pour dénoncer « l’austérité ». A quelques semaines des élections européennes, ils voulaient aussi réclamer une « autre voie » plus sociale pour l’Europe. Dans notre pays, des rassemblements et des initiatives se sont déroulés pour marquer cette journée du 4 avril (voir les photos de nos correspondants ci dessous).

« Notre message est simple mais c’est un message que les responsables européens ne veulent pas entendre. Notre message est que leurs politiques en réponse à la crise financière ne suffisent pas et ont en réalité aggravé la crise sociale et économique. Notre message est que l’austérité ne fonctionne pas », a expliqué Bernadette Ségol, la secrétaire générale de la CES.

Dans l’Union, plus de 26 millions de personnes sont privées emploi. La crise frappe durement et a déjà mis depuis 2008 10 millions de salariés en chômage. Dans 18 des 28 pays de l’UE les salaires réels ont chuté, font remarquer les syndicats européens. 7,5 millions de jeunes Européens ne travaillent pas, ne suivent pas d’études ou de formation.

Face aux désastres économiques et sociaux, face aux conséquences politiques délétères de cette crise, les syndicats européens plaident pour une nouvelle voie pour l’Europe « A new path for Europe » qui passe par une rupture franche avec les politiques d’austérité à l’œuvre sur tout le continent et par un plan d’investissement à l’échelle de l’Europe (lire notre dossier spécial).
Ils proposent créer jusqu’à 11 millions d’emplois par une relance de l’économie, par un effort important d’investissement de l’ordre de 260 milliards d’euros par an pendant dix ans. Cette somme équivaut à 2 % du PIB européen soit deux fois le budget annuel de l’Union européenne. Coordonné à l’échelle de l’Union, ce plan vise le développement durable et des emplois de qualité afin de générer un « cercle vertueux de croissance » par :
- l’augmentation de la consommation des ménages ;
- l’accès des chômeurs à un travail de qualité, et à un revenu minimum pour tous ;
- des produits et des services innovants permettant de faire face aux défis environnementaux, démographiques et sociétaux.