Les syndicats en marche pour une autre Europe

http://mm1.cgt.fr/cgt/Euromanif%20Bruxelles%2004042014.flv
Plus de 52 000 manifestants de 21 pays européens (dont 7500 syndiqués CGT) ont défilé ce vendredi à l’appel de la Confédération européenne des syndicats à Bruxelles pour dénoncer « l’austérité ». A quelques semaines des élections européennes, ils voulaient aussi réclamer une « autre voie » plus sociale pour l’Europe. Dans notre pays, des rassemblements et des initiatives se sont déroulés pour marquer cette journée du 4 avril (voir les photos de nos correspondants ci dessous).

« Notre message est simple mais c’est un message que les responsables européens ne veulent pas entendre. Notre message est que leurs politiques en réponse à la crise financière ne suffisent pas et ont en réalité aggravé la crise sociale et économique. Notre message est que l’austérité ne fonctionne pas », a expliqué Bernadette Ségol, la secrétaire générale de la CES.

Dans l’Union, plus de 26 millions de personnes sont privées emploi. La crise frappe durement et a déjà mis depuis 2008 10 millions de salariés en chômage. Dans 18 des 28 pays de l’UE les salaires réels ont chuté, font remarquer les syndicats européens. 7,5 millions de jeunes Européens ne travaillent pas, ne suivent pas d’études ou de formation.

Face aux désastres économiques et sociaux, face aux conséquences politiques délétères de cette crise, les syndicats européens plaident pour une nouvelle voie pour l’Europe « A new path for Europe » qui passe par une rupture franche avec les politiques d’austérité à l’œuvre sur tout le continent et par un plan d’investissement à l’échelle de l’Europe (lire notre dossier spécial).
Ils proposent créer jusqu’à 11 millions d’emplois par une relance de l’économie, par un effort important d’investissement de l’ordre de 260 milliards d’euros par an pendant dix ans. Cette somme équivaut à 2 % du PIB européen soit deux fois le budget annuel de l’Union européenne. Coordonné à l’échelle de l’Union, ce plan vise le développement durable et des emplois de qualité afin de générer un « cercle vertueux de croissance » par :
- l’augmentation de la consommation des ménages ;
- l’accès des chômeurs à un travail de qualité, et à un revenu minimum pour tous ;
- des produits et des services innovants permettant de faire face aux défis environnementaux, démographiques et sociétaux.

Déclaration des organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires

appel à une mobilisation massive le 18 mars 2014

Déclaration des organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires se sont rencontrées le 21 février 2014. Face à la situation sociale vécue par les salariés du privé et du public, les privés d’emploi et les retraités de notre pays, elles décident de faire du 18 mars une journée interprofessionnelle de mobilisation massive. Elles les appellent à prendre toute leur place dans cette journée d’action (…)

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Pacte de responsabilité

Le MEDEF déroule son programme

Depuis l’annonce du « Pacte de responsabilité », propose par le Président de la République au MEDEF comme un pacte pour l’emploi, celui-ci était sommé d’afficher ses engagements. Il vient de le faire en réussissant le tour de force de ne présenter aucune proposition qui concerne l’emploi. Il encaisse le chèque de 30 milliards de suppression de la cotisation famille, et confirme les 20 milliards du Crédit Impôt Compétitivité Emploi. Il ne prend aucun (…)

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Chômage

Négociations 2014 sur l’assurance chômage

Les négociations sur l’assurance chômage ont démarré sur fond de tension entre le Medef et les organisations syndicales. La troisième séance de négociation le 13 février a surtout servi à mesurer l’écart entre les propositions syndicales et les propositions patronales. On peut même dire que les positions sont diamétralement opposées ; alors qu’en cette période de crise et d’augmentation du chômage l’ensemble des organisations syndicales cherchent à améliorer les droits des privés d’emploi, le patronat lui refuse catégoriquement de mettre la main à la poche et cherche toutes les pistes d’économies possibles sur le dos des demandeurs d’emploi.

Il reste encore deux séances de négociations prévues, cela semble bien court pour combler le fossé existant. Dans un contexte où le patronat prend l’habitude de voir ses désirs comblés comme pour le pacte de responsabilité, il n’y a plus de limites à ses exigences. Il est donc nécessaire de faire monter le rapport de forces, la CGT invite les salariés, les intermittents, les intérimaires, tous les précaires à se tenir prêts à se mobiliser.