Militant communiste dès son plus jeune âge, combattant antifasciste, franc-tireur partisan, le Colonel Fabien, né Pierre Georges, a marqué l’histoire.
Fils d’un ouvrier boulanger syndicaliste, Pierre Georges, très rapidement, abandonne son apprentissage en boulangerie, rejoint le monde du travail comme poseur de rivets sur des chantiers de chemins de fer, puis comme ajusteur aux Établissements Bréguet d’Aubervilliers.
Son engagement politique et sa détermination, le 31 octobre 1936, l’emmènent vers l’Espagne, à 17 ans, après avoir menti sur son âge. Le mois suivant, il s’engage à Madrid dans les Brigades internationales.
Avec ses camarades de combat, il avait choisi de lutter contre le fascisme !
« Il brûlait d’envie de partir au front, mais on le retenait à cause de son âge », peut-on alors lire dans un rapport le concernant.
Blessé à trois reprises, il revient en France en août 1938, reprend sa place à l’usine et exerce des responsabilités au sein des Jeunesses Communistes.
Puis, ce fut la guerre, le régime de Vichy et la collaboration, la résistance.
Arrêté, interrogé, torturé, emprisonné, condamné puis évadé, Fredo, comme on l’appelait alors, rejoins la clandestinité. Il organise les maquis dans les Vosges, en Haute-Saône et sous le nom de guerre de Colonel Fabien fut un remarquable chef Franc-Tireur Partisan.
Qu’est-ce qui lie Frédo, le poseur de rivets, l’ajusteur, à la CGT ?
Qu’est-ce qui lie le Colonel Fabien à la mémoire collective de la CGT ?
La réponse est incontestable : sa lutte, déterminée et inébranlable contre le fascisme, pour la justice, la liberté, la fraternité.
Comme Frédo, ou Fabien, les camarades engagés dans la résistance militaient alors à la CGT et au PC ou au PC et à la CGT. L’un allait rarement sans l’autre.
Certains, « ceux de l’intérieur », s’appelaient Krasucki, Paul, Séguy ou encore Manoukian.
D’autres, ceux de chez nous, c’étaient les Wodli, Griesbaum, Bihr et tant d’autres. Tous venaient des usines, des ateliers de chemins de fer, des mines. Tous étaient animés par le même rêve de Paix, de liberté et de progrès. Et, c’est portés par leur conscience politique, acquise dans les luttes ouvrières, qu’ils se sont battus, qu’ils ont résisté. Cette conscience politique qui nous manque tant aujourd’hui et qui a fait l’histoire de la CGT.
L’Union Départementale CGT du Haut-Rhin met un point d’honneur à participer aux cérémonies qui commémorent l’histoire de la résistance ouvrière dans notre département et en Alsace. Cette histoire fait partie de notre ADN. Elle nous appartient comme il nous appartient de la faire vivre.
Qui mieux que nos Instituts d’Histoire Sociale sont en mesure de marquer les repères de compréhension du présent et organiser l’avenir et l’investissement de nos militants ?
A la CGT nous pensons qu’il faut « Connaître le Passé, Comprendre le Présent pour Construire l’Avenir ».









